Wanderlust Orchestra

« VILLE TOTALE » – premier single disponible, album à paraître le 21 octobre 2022
En concert au CAFE DE LA DANSE à Paris le 9 novembre 2022


Ellinoa : voix, compositions, direction artistique
Sophie Rodriguez : flûte
Balthazar Naturel : cor anglais, clar. basse
Illyes Ferfera : saxophone alto
Pierre Bernier : saxophone tenor
Paco Andreo : trombone
Héloïse Lefebre : violon
Widad Abdessemed : violon
Séverine Morfin : alto
Juliette Serrad : violoncelle
Thibault Gomez : piano
Matthis Pascaud : guitare
Arthur Henn : contrebasse
Gabriel Westphal : batterie
Leo Danais : batterie

Terence Briand : son
Sébastien Bedrunes : son
Bruno Teutsch : lumières

Créé et dirigé par la compositrice, vocaliste et cheffe d’orchestre Ellinoa, le Wanderlust Orchestra, 15 musicien.ne.s et autant de personnalités sonores, fait partie des grands orchestres qui revitalisent avec bonheur les musiques de création. Depuis la sortie très remarquée d’un premier album en 2018, Ellinoa est notamment passée par l’Orchestre National de Jazz (elle fait partie du programme Rituels) et par la chanson pop expérimentale (The Ballad of Ophelia). Elle revient aujourd’hui avec Ville totale, un album-concept naviguant entre jazz, pop, musique contemporaine, poésie sonore et musique symphonique.

Mêlant musique et récit, Ville totale est une fable écologique et dystopique, qui nous plonge dans un paysage imaginaire situé quelque part entre Alain Damasio et Hayao Miyazaki. Portée par deux batteries et un piano préparé, elle offre une expérience imagée et enveloppante — le répertoire peut d’ailleurs être interprété en 3D sonore, et l’un des morceaux est mixé en immersif. Co-écrits avec Christelle Bakhache, qui travaille dans la conservation des espaces naturels dans les Alpes, les textes racontent l’histoire des retrouvailles entre l’Homme et la Nature. Métaphore du totalitarisme, la « ville totale » abrite des habitants privés de liberté et de mémoire, reclus dans leur propre solitude et coupés d’un collectif désespérément absent. Dans cet univers stérile, le salut vient par la nature : soudain, le béton se fissure, la végétation bourgeonne et le vivant renaît. Commence alors le chemin vers l’émancipation politique et sociale ; la reconstruction du collectif ; la réouverture à soi, aux autres et au monde.

Détournant le genre du conte d’anticipation tout en lui rendant hommage, Ellinoa livre une œuvre originale et ébouriffante. Dans la continuité de ses précédentes créations, Ville totale échappe à toute tentative de catégorisation. Pour la compositrice, il s’agit toujours d’élargir les modes d’expression, de rechercher de nouvelles textures, de faire des rapprochements inattendus. Le récit est tissé dans les plis de la musique : ici, un jeu dispersé et chaotique dit le manque de collectif ; là, des rythmes aspirent les individualités dans un mimétisme enfermant.

Réciproquement, la musique réalise le projet de la fable. Au fur et à mesure que la vie reprend sa place, la partition se desserre et l’improvisation se déploie de plus en plus. L’improvisation comme synonyme de vie — il n’y a peut-être pas de plus belle définition. À la fin, chacun fait vivre et exister le groupe à sa manière. Dans la grande et brillante montée qui clôt « Après la pluie », tout l’orchestre improvise sur quatre notes, ensemble et séparément, librement mais avec les autres. Tout le projet musical et social du jazz, en somme.

Ici, Ellinoa est à la fois vocaliste, improvisatrice, chanteuse et conteuse. Placée alternativement dans et devant l’orchestre, la voix prend mille couleurs, textures et reflets (parlée ou chantée, seule ou en chœur) qui contribuent au relief extraordinaire de l’ensemble. Au fil des onze stations du voyage, on traverse quantité de paysages, comme si le film qui se déroulait devant nos yeux ne cessait de changer. De manière générale, Ville totale prend un malin plaisir à jouer avec les codes des styles visités, à détourner les emplois et à juxtaposer toutes sortes de lieux sonores. Tout se passe comme si la musique n’était jamais exactement là où on l’attendait. En faisant exploser simultanément les murs de la « ville totale » et ceux de nos conditionnements musicaux, le Wanderlust Orchestra propose un pas-de-côté ludique et salutaire.

Communiqué de presse / revue de presse / site Internet du groupe

 

 


Concerts :

  • 24 novembre 2021 pour la Rentrée Grands Formats, Jazz(s)Râ, Clermont-Ferrand
  • 15 juillet 2021 pour le Crescent Festival, Mâcon
  • 3 juillet 2021 pour le St Omer Jaaz Festival, St Omer
  • 1er juillet 2021 pour le Niort Jazz Festival, Niort
  • 30 mai 2021 à la Scène Nationale de St Quentin en Yvelines, Livestream AdLib TV
  • 8 octobre 2020 à l’Estran, Guidel (56)
  • 16 novembre 2019 au Théâtre de Cornouailles, scène nationale de Quimper (22)
  • 27 octobre 2019 à l’Estran, Guidel (56)
  • 7 octobre 2019 au Pan Piper, Paris (75)
  • 27 septembre 2019 pour le festival Au Sud du Nord, Cerny (91)
  • 23 août 2019 pour Jazzitudes, Théâtre de Lisieux (14)
  • 17 août 2019 pour Parfum de Jazz, Buis-les-Baronnies (26)
  • 24 mai 2019 au Théâtre d’Etampes, Etampes (91)
  • 5 avril 2019 pour Jazz(e) à Montbrison, Théâtre des Pénitents, Montbrison (42)
  • 30 mars 2019 au Jazz Festival de St Nom, St Nom la Bretèche (78)
  • 14 mars 2019 au Centre des Bords de Marne, Le Perreux (94)
  • 24 novembre 2018 au Jazz Café Montparnasse, Paris (75)$
  • 3 avril 2018 au Studio de l’Ermitage, Paris (75)
  • 19 août 2017 au festival Comme ça vous Chante, St Vaize (17)
  • 21 juin 2017 sur la grand place de Pontault Combault (77)
  • en résidence au Baiser Salé de 2015 à 2017 (5 concerts)